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D’une langue à l’autre : la traduction-littéraire

La traduction n’est-elle pas encore aujourd’hui une pratique artistique peu reconnue ? Pourtant, un constat banal s’impose : sans les traducteurs, nous n’aurions pas accès aux chefs d’œuvre de la littérature mondiale ! Les rayonnages des bibliothèques publiques et privées seraient bien appauvris. Ne lisant que des auteurs francophones, nous ne pourrions pas échanger des coups de cœur de lectures avec nos amis de l’étranger;


A la différence de l’écrivain reconnu qui reçoit les honneurs, bénéficie des coups de projecteurs médiatiques, le traducteur, lui, reste bien souvent dans l’ombre… Parfois, son nom n’est même pas mentionné sur la couverture du livre, ou en petits caractères sur la 4ème de couverture ! Et pourtant, sans lui, nous n’aurions jamais pu découvrir des œuvres telles que Don Quichotte de Cervantès, Ulysse de James Joyce, Crime et Châtiment de Dostoïevski… pour ne citer que trois titres emblématiques.


En France, sur 10 romans qui paraissent, 4 sont traduits, ce qui représente presque la moitié des parutions, une proportion non négligeable… L’anglais prédomine avec 1 roman sur 4 traduit de cette langue, suivent les langues scandinaves, l’espagnol, l’allemand et l’italien.


Malgré ces chiffres éloquents, le travail des traducteurs a longtemps été ignoré, voire méprisé ! Or, les traducteurs sont non seulement des traducteurs mais aussi et avant tout des lecteurs, et également des écrivains à part entière ! Souvent premiers lecteurs des textes qu’ils traduisent, ils en acquièrent une connaissance fine et profonde. Pourtant les traducteurs ne sont jamais ou rarement invités dans les salons et festivals littéraires.


En préambule des 32èmes Assises de la traduction littéraire, qui se sont déroulées à Arles du 6 au 8 novembre 2015, on a pu assister à une rencontre inédite proposée aux bibliothécaires, libraires et éditeurs sur le thème « Les traducteurs parlent aux lecteurs ». Toujours sollicités lors de rencontres avec leurs propres auteurs étrangers, ils étaient, cette fois-ci, directement invités à parler au public des œuvres qu’ils ont eu l’occasion de traduire.Cet exemple nous permet de croire que leur rôle essentiel est de plus en plus reconnu.

 

Ce parcours documentaire a pour objet d’ajouter une petite pierre à la vaste entreprise de promotion de la traduction littéraire, en mettant à l’honneur les traducteurs, et en rendant hommage à leur travail précieux pour nous tous lecteurs avides de découvrir la littérature étrangère et de voyager par les livres, et grâce aux livres, au-delà de nos frontières.

 

 

TRADUIRE



Traduttore, traditore… traduire, c’est trahir. A bien y réfléchir, ce vieil adage, ni tout à fait vrai ni tout à fait faux, ne présente finalement que peu d’intérêt. Car, au fond, qu’est-ce qui nous étonne le plus dans le phénomène de la traduction ? N’est-ce pas le fait que les traductions existent et que les langues soient traduisibles entre elles ? C’est en tout cas l’avis de Walter Benjamin (1892-1940), exprimé dans son ouvrage La tâche du traducteur (écrit entre 1920 et 1923) : « Il y a entre toutes les langues du monde un rapport intime, dissimulé, dont témoigne la traductibilité des textes. »


Si les traducteurs et traductologues ne s’accordent pas toujours sur les signes d’une traduction réussie, il n’en reste pas moins qu’un véritable travail de traduction est avant tout un travail d’accueil de la langue étrangère.
C’est en cela que réside par exemple la réussite de Markowicz, traducteur de Dostoïevski dans les années 90 : tenter toujours de reproduire la langue russe en déstructurant le français, «  faire du russe en français », créer une langue particulière, un français qui se soumettrait à la présence du russe.


Ainsi, comme l’explique Walter Benjamin dans La Tâche du traducteur, la langue d’arrivée s’enrichit de la culture et de la poésie de la langue de départ, tandis que celle-ci trouve un nouveau « visage ».

 

 

Voici une sélection de titres dont nous avons aimé la beauté, la richesse, l'originalité de la traduction.


Le poisson et le bananier : l'histoire fabuleuse de la traduction
Bellos, David

Ouvrage à la fois amusant et érudit, qui démolit un grand nombre d’idées reçues sur le travail du traducteur.
L'auteur est aussi traducteur de Perec et de Kadaré en anglais.

 

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Oeuvres
Volume 1

Benjamin, Walter

Son texte, La Tâche du traducteur, écrit dans les années 20, demeure aujourd’hui une référence pour ceux qui réfléchissent aux enjeux de la traduction. Benjamin considère véritablement la traduction comme une création. « Traduire, c’est s’acquitter d’une dette. Restituer le sens de l’œuvre ne suffit pas. Il faut exhiber le langage dans sa pureté mystérieuse. Ce n’est pas une transposition, mais une création. Il ne s’agit pas de changer l’original mais de viser en lui sa demande de survie, son désir de maturation dans une autre langue, la langue qui vient. » L’auteur est aussi traducteur de Proust et Baudelaire en allemand.

 

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La lettre à Helga
Bergsveinn Birgisson ; traduit de l’islandais par Catherine Eyjolfsson.

A travers la longue lettre-confession d'un éleveur de brebis à Helga, son amour de jeunesse, c'est toute l'histoire d'une vie traditionnelle paysanne disparue, rude et solitaire que découvre avec émotion le lecteur... Prix de l’Union Interalliée 2014 pour l'auteur et sa traductrice.

 

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La Divine comédie : L'Enfer
Dante Alighieri ; traduit de l'italien par Jacqueline Risset.

En France, l’Enfer a fasciné de nombreux écrivains jusqu’au 19e s. Mais au 20e siècle, on regarde la Divine Comédie comme un monument inattaquable et un peu ennuyeux. A côté des enfers contemporains, l’Enfer de Dante n’a-t-il pas un peu pâli ? Jacqueline Risset, dans les années 80 et 90, retraduit la Divine Comédie en recourant à une langue limpide, évitant les archaïsmes. Elle révèle ainsi la modernité de l’Enfer de Dante, qui semble souvent préfigurer les horreurs du 20e siècle.

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Crime et châtiment, n° 1 et n°2
Dostoïevski, Fedor Mikhaïlovitch ; traduit du russe par André Markowicz.

En traduisant  ou plutôt en retraduisant les récits de Dostoïevski à partir des années 90, Markowicz a bousculé le monde de la traduction française. A l’époque le monde littéraire cultivait le souci du « bien écrire » et les traductions embellissaient le plus souvent le texte de départ. Ce que cherche Markowicz au contraire, c’est retrouver la langue saccadée et brutale de Dostoïevski, sans craindre les maladresses de style.

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Rebecca
Du Maurier, Daphne ; traduit de l’anglais par Denise Van Moppès.

Bien que pour de nombreux lecteurs (et surtout lectrices !), cette lecture fut une forme d’initiation aux grands romans victoriens dont Daphné Du Maurier peut apparaître comme l’héritière, cette 1ère traduction en français par Denise Van Moppès, datant de 1939, omet plusieurs passages originaux, dont les fameuses 40 pages évoquées par Tatiana de Rosnay dans sa biographie Manderley for ever (Albin Michel/Héloïse d'Ormesson, 2015)…

 

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Rebecca
Du Maurier, Daphne ; traduit de l’anglais par Anouk Neuhoff.

La nouvelle traduction (2015) d’Anouk Neuhoff, unanimement saluée par la critique pour sa très grande qualité, invite à (re)découvrir – dans son entier pour la première fois – une œuvre étonnamment moderne, tant dans sa langue que pour l’audace de son intrigue vraiment déroutante.

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Dire presque la même chose : expériences de traduction
Eco, Umberto

Pour Eco, la traduction est toujours négociation. Traduire, c’est faire le deuil de certaines réussites pour en gagner d’autres. C’est inventer la plus belle façon de traduire dont on soit capable, compte tenu de ses moyens.

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Lettres à Milena
Kafka, Franz ; traduit de l’allemand par Alexandre Vialatte.

Les traductions n'ont pas seulement accaparé son temps, elles ont longtemps occulté l’oeuvre de romancier d’Alexandre Vialatte, jusqu'à la faire paraître secondaire. On pourrait du reste trouver étrange l'attachement de Vialatte à un auteur a priori aussi éloigné de lui que Kafka. Mais leurs deux univers présentent certaines affinités : le parcours initiatique, l'humour métaphysique, les répétitions obsédantes des mêmes gestes dans des existences dérisoires. L'influence de Kafka se fait ainsi sentir chez certains de ses personnages…

 

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A Milena
Kafka, Franz ; traduit de l’allemand par Robert Kahn.

« … revoici les lettres de Kafka, traduites à neuf par Robert Kahn, plus nerveuses, plus directes, plus précises que dans l’ancienne traduction d’Alexandre Vialatte. Plus exhaustives aussi : les remarquables éditions Nous ont eu accès à l’édition intégrale de ces cent quarante lettres qui, de mars à décembre 1920 déploient le plus étrange, le plus rigoureux, le plus fou, peut-être le plus beau des discours amoureux de l’histoire de la littérature ». (Magazine Transfuge, 2015).

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La couleur du lait
Leyshon, Nell ; traduit de l’anglais par Karine Lalechère.
Dans cet humble récit-confession (et c’est là que les difficultés commencent pour le traducteur) : nulle majuscule, une ponctuation aléatoire, des phrases courtes et maladroites, d’une grande humilité. La Couleur du lait est le récit écrit mot à mot par une jeune illettrée de 14 ans, avec ses formules à l’emporte-pièce, ses hésitations… La traductrice a très bien su rendre l'écriture de la jeune Mary, besognant sur sa page blanche : une phrase par retour à la ligne, aucune majuscule, erreurs de syntaxe, répétitions, lourdeurs de style : c’est là le véritable tour de force de Karine Lalechère d’avoir su rendre en français le langage hésitant, les tournures maladroites et incorrectes de la jeune paysanne telles qu’imaginées par l’auteur en anglais…
Prix de l’Union Interalliée 2015 pour l'auteure et sa traductrice.

 

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La couleur tombée du ciel
Suivi de La chose sur le seuil
Lovecraft, Howard Phillips ; traduit de l’anglais (Etats-Unis) par François Bon.

François Bon s’est attaché à respecter, et ce, à la virgule près, les écrits de l’auteur le plus fantasmé, et aussi méprisé, des auteurs de littérature fantastico-horrifique. Soucieux de retranscrire au plus près l'univers de Lovecraft, il a retraduit les trois oeuvres majeures du maître du récit d’horreur, en restant très fidèle à la syntaxe et au style de l'auteur.

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L'appel de Cthulhu
Suivi de Notes sur l'écriture de la fiction surnaturelle
Lovecraft, Howard Phillips ; traduit de l’anglais (Etats-Unis) par François Bon.

Tapis au fond de l'océan, l'infâme Cthulhu sommeille en attendant d'imposer son règne sur terre, tandis que ses disciples préparent son retour autour d'un culte secret. François Bon n’a pas hésité à partir vivre aux USA, à Providence, pendant quelques années pour s’imprégner des lieux, comprendre comment vivait Lovecraft, son quotidien et le contexte dans lequel il vivait, histoire de donner un sens et toujours plus de justesse à cette nouvelle traduction…

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Dans l'abîme du temps
Lovecraft, Howard Phillips ; traduit de l’anglais (Etats-Unis) par François Bon.

Le professeur Nathaniel Peaslee semble habité par une autre personne dotée de connaissances approfondies sur le passé et le futur de l'humanité.
Par sa traduction extrêmement fidèle au texte original, François Bon rend un ultime hommage au génie d’un auteur qui n’aura vu, de son vivant, aucun de ses textes publiés en format roman ou recueil…

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Vengeance du traducteur
Matthieussent, Brice

Premier roman d’un traducteur de renommée internationale. Prix du style Cultura 2009. Dans ce livre audacieux et plein d’humour, un traducteur facétieux et sans doute malfaisant supprime le texte qu’il traduit et multiplie les notes en bas de page, les fameuses (N.d.T.). Le roman aborde la question de la traduction sous l’angle de l’espace réservé au traducteur, tant sur la page que dans la littérature ou l’écriture en général.

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Une fille est une chose à demi
McBride, Eimear ; traduit de l’anglais (Irlande) par Georgina Tacou.

Un roman déroutant à la fois par son fond et par sa forme : pas de phrases linéaires mais des bouts de phrases inachevées, et une grammaire malmenée, un véritable parti-pris de la part de l’auteur. La traductrice raconte s’être plongée en apnée pendant 10 mois dans ce qu’elle appelle « ce livre monstre », qui a été écrit en 6 mois seulement. Voici ce qu’elle en conclut : « Je suis très fière d’y être arrivée, c’est sans doute le travail le plus difficile et passionnant que j’aie jamais fait. A la fin, je n’arrivais plus à traduire que dix lignes par jour. J’étais comme la narratrice, sous l’eau ». Prix Transfuge du meilleur roman anglophone 2015. Premier roman.

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Lolita
Nabokov, Vladimir ; traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Maurice Couturier.

Cette nouvelle traduction révisée a créé l’événement en mai 2001, 40 ans après la 1ère publication du célèbre roman de Nabokov en France. Publié en 1957 chez Gallimard, dans une traduction que l'auteur jugea avec sévérité, mais qu'il ne put réviser qu'en partie, le travail de Maurice Couturier permet enfin au lecteur français d'apprécier pleinement toute la puissance et la subtilité de ce chef-d'œuvre.

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La Disparition
Perec, Georges

Comment traduire La Disparition, ce roman écrit selon une règle oulipienne, la disparition de la lettre E ? Peut-être pas en respectant très fidèlement la structure du texte mais plutôt en jouant avec la même contrainte : la disparition de la lettre E, en anglais (A void = Un vide) ou, dans d’autres langues, la disparition d’une autre lettre, la lettre A en espagnol, la lettre I en japonais et en russe, la lettre O.

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Manderley for ever
Rosnay, Tatiana de

« Depuis l’âge de douze ans, Tatiana de Rosnay, passionnée par la célèbre romancière anglaise, fait de Daphné du Maurier un véritable personnage de roman. Loin d’avoir la vie lisse d’une mère de famille, qu’elle adorait pourtant, elle fut une femme secrète dont l’œuvre torturée reflétait les tourments » (présentation de l’éditeur Albin Michel).
Prix de la biographie de la ville d'Hossegor 2015 et prix femme de lettres (Forêt des livres 2015).

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La traduction
Santis, Pablo de ; traduit de l’espagnol (Argentine) par René Solis.

Un faux polar mais une véritable réflexion sur la traduction. Un congrès de traducteurs, des morts suspectes, et une ambiance légèrement fantastique qui fait penser à Borges… Où l’on apprend - entre autres - que traduire, c’est mentir et que les maux de tête sont la névrose du traducteur… Où l’on apprend aussi l’existence d’une langue parfaite, la langue antérieure à la tour de Babel, le langage avec lequel Adam aurait nommé les choses…

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Les vagues
Woolf, Virginia ; traduit de l’anglais par Marguerite Yourcenar.

En poésie, mais également dans le roman, le rythme, le souffle, la musicalité ont une importance essentielle. On a pu reprocher à Marguerite Yourcenar d’adapter trop librement le roman de Virginia Woolf, Les vagues. Il est vrai qu’on note au fil du texte un grand nombre de libertés mais au bout du compte, on retrouve dans la traduction de Marguerite Yourcenar le rythme et la musicalité du roman original.

 

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SG/GT